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Etude sur les pigments


Les pigments utilisés ici sont étudiés pour la peinture acrylique. Entre l’huile et l’acrylique, c’est le liant qui change.  Les propriétés de transparence et de complémentarité sont les mêmes. J’utilise soit les préparations  de Golden ou de Winsor & Newton.

Ces fabricants  indiquent la référence exacte du pigment utilisé en suivant les indices de couleurs tels que définis par la société des teinturiers et des coloristes.Je trouve que c’est important dans la mesure où l’effet obtenu  sera totalement différent d’une marque à l’autre alors que l’appellation est la même. La terre de Sienne brûlée qui chez WN utilise le pigment PR101 n’a rien à voir avec la terre de Sienne brûlée de Golden qui se base sur le pigment PBr7.

Une approche originale des pigments est de déceler leur complémentarité, c’est à dire de tester les mélanges qui donneront du noir. Cette connaissance permettra l’harmonisation des couleurs car un tableau vivant est souvent la mise en scène d’une dialectique entre des pôles opposés.

Je commence par le bleu outremer qui est un de mes pigments préférés. Il doit se référer à l’indice PB29 et rien d’autre. C’est l’équivalent synthétique du lapis lazuli qui est une pierre précieuse.  Utilisé par tous les grandes maîtres il permet d’obtenir des bleus transparents et profonds.

Autre caractéristique à connaître pour un pigment, c’est son affinité colorimétrique. Dans le spectre des couleurs, le bleu se situe entre le vert et le violet et on peut différencier tous les bleus suivant la tendance à virer vers l’un ou l’autre ou rester neutre. Le bleu outremer est manifestement un bleu violet.

En essayant différents mélanges, il m’apparaît que le rouge orange indo ( PO43 ) est  complémentaire du bleu outremer. Cet orange est opaque et le noir qui résulte du mélange est profond. En ajoutant du blanc de titane, on peut obtenir différents gris légèrement violacés.

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